
Big Lover
Big Lover nous projette en 2060 sur Proxima b, exoplanète colonisée en secret dès 2040 par des scientifiques de haut niveau fuyant une Terre dévastée par les catastrophes. Sur ce monde, ils ont bâti des cités futuristes et intelligentes, véritables paradis technologiques où intelligences artificielles, robots, humanoïdes, clones, hologrammes et imprimantes 3D règnent en maîtres. Cette société offre à ses habitants d’échapper aux maladies, à la vieillesse, voire d’accéder à l’immortalité. Au cœur du dispositif trône Big Lover, une IA de pointe en forme de boîtier-cœur, capable de raisonner, juger, apprendre et ressentir, dotée de conscience et de sagesse, chargée notamment de réunir hommes et femmes aux patrimoines génétiques compatibles.
L’intrigue suit Violette, surnommée Io puis Violettina, jeune femme hypersensible et intrépide qui hésite encore à activer sa « Puce Gestion des Émotions ». Passionnée par les œuvres littéraires terriennes, elle brûle de comprendre le sens du mot « aimer ». Big Lover orchestre alors pour elle une quête amoureuse riche en rebondissements, jusqu’à ce qu’un mystérieux signal radio venu de la Terre bouleverse tout. Cette intrusion sème la panique dans une colonie dont la survie repose sur le secret absolu de son existence.
Guidée et soutenue par Big Lover, Io mène l’enquête à bord d’un vaisseau à propulsion nucléaire qui la conduit jusqu’aux Caraïbes, dans les décors de la République Dominicaine et de la cité maya de Tulum, où se joue le dénouement. Au fil de cette aventure mêlant science-fiction, anticipation, amour et espionnage, le roman conduit le lecteur vers une interrogation fondamentale : une humaine et un humanoïde peuvent-ils s’aimer, et comment une union aussi étrange pourrait-elle se réaliser ?
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Avis & Chroniques
J’ai été positivement impressionnée par ce roman qui mêle avec brio science-fiction et références cinématographiques. le prodigieux caractère avant-gardiste de ce roman en fait un pur chef-d’oeuvre. Je me suis trouvée face à une utopie admirablement construite.
Ce roman foisonne d’incroyables descriptions futuristes (villes, hologrammes, vêtements…) et de concepts novateurs.
J’ai vivement apprécié le caractère à la fois curieux et déterminé d’Io ainsi que ses échanges avec la fascinante intelligence artificielle Big Lover. Cette dernière nous apparaît si bien dépeinte qu’elle en semblerait presque réelle… Elle saura également révéler un aspect profondément attachant de sa personne par l’accomplissement d’un acte aussi héroïque qu’inattendu.
En ouvrant ce livre, attendez-vous à un dénouement extraordinaire qui vous laissera sans voix.
Caroline Comte possède un réel don pour nous transporter au coeur d’univers aussi lointains que vibrants. Si vous recherchez un roman qui vous transportera dans les contrées stellaires ainsi qu’une histoire d’amour inédite, nul doute que vous adorerez « Big Lover ».
Emeraude11 sur Babelio
Bien plus qu’une histoire d’amour ou un ouvrage de science-fiction (bien que celui-ci soit les deux à la fois), ce roman est avant tout une très belle utopie : un monde où il n’y aurait plus de guerre, plus de famine, plus de jalousie ni d’envie, plus de prise de pouvoir car plus d’argent, un monde qui serait régi par l’altruisme et non plus par le capitalisme ou tout autre système vigueur actuellement. Tel que décrit par Platon, Thomas Moore et bien d’autres encore, ce mode de fonctionnement est complètement utopiste certes comme je viens de le dire et pourtant tellement beau qu’il ne peut que complaire le lecteur à se permettre d’espérer, tout en sachant pertinemment que celui-ci n’arrivera jamais sur Terre mais si il pouvait entrer en vigueur ailleurs, sur une autre planète que notre petite planète bleue que nous prenons à tord pour le centre de l’univers.
Ici, l’auteure nous plonge dans un univers complètement différent de tout ce que nous connaissons actuellement mais qui a pourtant déjà été amorcé dans de nombreux films de référence auxquels notre héroïne se réfère ici. Violette, alias Violettina ou encore tout simplement Io -comme elle préfère de beaucoup se faire appeler -, vit sur l’exoplanète Proxima b en 2060. Bien qu’elle y soit née et n’aie donc toujours connu que ce mode de vie où chacun est libre de faire ce qu’il veut, du moment qu’il ne nuit pas au bien-être d’autrui, ses parents, Léonard et Daisy, eux, étaient des colons qui s’étaient installés ici après avoir quitté la Terre en 20410. Léonard travaillant sur ce programme, ils avaient fait partie des rares privilégiés pouvant bénéficier de cet exode afin de s’installer dans un monde meilleur, où la souffrance n’existe plus grâce à des système hautement sophistiqués permettant d’annihiler cette dernière, tout comme le fait de pouvoir réguler ses émotions, qui sont parfois une autre source de détresse physiologique.
Un roman vraiment très bien écrit et qui nous fait rêver avec de nombreuses références cinématographiques et littéraires. Caroline Comte combine admirablement roman de science-fiction, références culturelles et historiques ou génétiques et histoire d’amour sans rentrer dans le gnan-gnan habituel de ces dernières ! Une lecture que je ne peux donc que vous recommander ! Détente et curiosité garantis !
Cicou45 sur Babelio